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Coussay-les-Bois Vitraux

Des vitraux de l'atelier Lobin, posés en 1859

 

L’église Notre-Dame date du XIIe siècle et du XVe siècle. Originale par sa nef recouverte de coupoles, (seule église du Poitou avec l'abbaye de Fontevraud à avoir cette particularité), elle est classée Monument Historique depuis 1914.

Tous les vitraux proviennent de l’atelier Lobin à Tours. Ceux de la grande baie du chœur datent de 1856, tous les autres sont datés de 1859. Ils ont été commandés par l'abbé A. Dorin, curé de Coussay. 

La grande baie axiale : couronnement de Marie

 

La grande baie axiale est divisée par un remplage gothique. Au centre, la Vierge incrite dans une mandorle, et des anges dans les deux autres lancettes. Un ange porte un lys et l'inscription "concupiscet rex decorem tuum ": "le roi désirera ta beauté". L’autre porte une couronne de fleur : "eris corona gloriae in manus do-mini" : "tu seras la couronne de gloire entre les mains du seigneur."

 

Dans partie haute (ajours du réseau), des motifs floraux, et la Trinité : "posuit rex diadema regni in capite ejus" : "le roi posa le diadème royal sur sa tête". 

En bas du vitrail, dans un blason sur fond bleu, la vierge à l'enfant dite "Notre Dame du Pilier" de Chartres. Le blason est surmonté d'une mirte et d'une crosse.

C'est le blason de Mgr Pie,  alors évèque de Poitiers, qui était originaire de Chartres.

Les scènes avec Notre Dame

 

L’autre baie du chœur est divisée en deux lancettes : dans un vitrail ornementé, la cartouche de la scène de l’assomption de Marie, et dans l’autre la cartouche de Marie entourée des apôtres.

Les scènes du transept

 

Dans le transept nord, les trois vitraux ornementés avec médaillon sont endommagés. Le plus détérioré (verre cassé) pourrait représenter le baptème de Clovis (un évêque avec mitre et crosse, un personnage agenouillé).

Dans une baie plus élevées, la figuration de saint Pierre délivré par les anges. Dans l'autre, probablement saint Roch, du fait des attributs : le bâton, la besace, le chaperon sur les épaules décoré de la coquille. Le saint est agenouillé entre deux lits de la léproserie. Il ne subsiste que des fragments d’un autre personnage. Ces vitraux proviennent également de l'atelier L. Lobin et sont datés de 1859.

Dans les deux baies du transept sud, des vitraux ornementés avec médaillon. La scène de la nativité, entre le bœuf et l'âne, et celle où Marie et Joseph emmènent Jésus au Temple pour le présenter et pour offrir le sacrifice prescrit pour les parents pauvres : un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes.

(Lobin - Tours 1859)

Les quatre baies de la nef sont aussi des vitraux ornementés avec des cartouches présentant d’autres scènes du nouveau testament avec Marie : Jésus au temple, la visitation, l'annonciation, bain de l'enfant à la nativité.

 

La façade

 

Sur la façade, trois baies. Au centre, au-dessus de la porte d'entrée, la crucifixion. De chaque côté, deux vitraux de même composition (grand personage, fon architecturé), avec st Jean Baptiste et St Joseph (Lobin, 1859).